Deux ans après notre première rencontre au Weekend des Curiosités (interview à découvrir ICI), nous avons retrouvé Yffa, rappeuse, chanteuse, autrice et compositrice toulousaine. Depuis, l’artiste a continué à faire évoluer son univers, entre scène, création et expérimentations musicales.
Après une période particulièrement intense consacrée aux concerts, Yffa a choisi de prendre du recul pour retrouver le studio, repenser son identité artistique et avancer à son propre rythme. Avec la sortie de « In Da House », le 19 juin dernier (écoutable ICI), elle amorce aujourd’hui un nouveau chapitre, toujours marqué par ce goût pour les sonorités hybrides et les textes engagés.
Dans cette nouvelle interview, elle revient sur son parcours, la genèse de « In Da House », son rapport à l’indépendance, son expérience en première partie de Théodora et les projets qui se dessinent pour la suite.
Média Selecta Bisso : “Hello Yffa, merci de nous accorder de ton temps. On s’est déjà rencontré une première fois il y a deux ans, au ‘Weekend des Curiosités’. Donc, pour commencer, comment vas-tu ?”
Yffa : “Je vais hyper bien ! Oui, deux ans, ça fait déjà deux ans ! C’est incroyable, ça passe hyper vite ! Toujours dans la musique, toujours dans les petits projets… La vie, plein d’espoir, plein de projets. Hâte d’en dire plus”
Média Selecta Bisso : “Pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu te présenter ?”
Yffa : “Carrément ! Moi, c’est Yffa. Je suis une rappeuse-chanteuse à Toulouse. Compositrice et autrice. Ca fait, on va dire, quatre/cinq ans que je fais de la musique, que j’ai sorti mon projet Yffa.
Moi, ce qui me fait kiffer, c’est le mélange de sonorités. J’essaie de faire de la musique très hybride, parce que j’ai beaucoup expérimenté dans la musique, dans ce que j’ai écouté. Je suis passée par le Rock, le Jazz, le Hip Hop, la Funk, Variétés française… quand c’est de la bonne musique.
Du coup, quand j’ai fait de la musique, c’était hyper important pour moi de trouver ce qui était ma patte. J’écoute pas mal de musique anglo-saxonne, dans la UK Bass, électronique et tout ça.
Quand j’ai commencé la musique, je faisais un petit peu de la guitare, j’étais encore un peu dans ce truc folk/rock et en 2018/2020, j’ai découvert de super artistes, des rappeuses notamment, comme Little Sims, elles m’ont donné envie d’écrire du rap on va dire, des textes quoi. Parce qu’avant, j’improvisais un peu comme ça. Du coup, quand j’ai fait mon projet, j’ai essayé de mélanger un peu des sonorités de chant soul mais aussi cette nouvelle discipline que je venais de découvrir : le rap UK, et donc essayer de faire mes premiers textes et faire un petit mélange de tout ça.
J’ai fait aussi mes premières scènes et en vrai, je trouve que ça a été vachement bien reçu ! Ça m’a permis de faire mon année d’intermittence, de jouer sur des scènes hyper stylées, de faire des premières parties stylées. Donc, voilà, je vous raconte un peu l’histoire, c’est hyper long, il y a eu plein d’autres anecdotes mais je m’arrête là. En gros, voilà, c’est Yffa quoi “
Média Selecta Bisso : “Quand on s’était vues, tu nous avais dit que tu avais passé deux ans sur scène et tu n’étais plus trop en studio. Mais maintenant tu es revenue dans le studio et tu viens de sortir un nouveau single ‘In Da House’ il y a quelques semaines. Peux-tu nous en parler ?”
Yffa : “Carrément ! Il y a quelques semaines, le 19 juin, j’ai sorti un single qui s’appelle ‘In Da House’. Ce titre existait un petit peu déjà quand on s’est rencontrées il y a deux ans au ‘Weekend des Curiosités’, mais sous le nom de …
Média Selecta Bisso : “Red Tribe”
Yffa : “Red Tribe ! oui merci ! J’oublie mes propres morceaux [rires]. Eh mais tu es hyper forte ! Donc sous le nom ‘Red Tribe’ et en fait, on l’avait écrit spécialement pour le Weekend des Curiosités. Donc, je travaillais avec mon DJ à ce moment-là, qui avait composé la partie instrumentale. Il m’avait dit ‘Ouais, il faut qu’on fasse ça !’
Moi, j’avais écrit dessus, ça avait bien marché sur scène. Et quelques années plus tard, j’ai eu envie de revenir dessus, parce que j’ai pris de l’expérience et j’avais envie de changer un petit peu les paroles, de prendre un peu plus de temps. On l’a retravaillé et puis on a sorti ‘In Da House’. ‘In Da House’ parle un petit peu de… En fait, j’ai voulu mélanger des sonorités hyper percutantes, avec beaucoup de percussions. Un rap qui est assez saccadé, assez tranchant, sur un sujet à moitié léger. C’est-à-dire qu’on peut voir les paroles de manière hyper légères, comme un morceau d’été pour danser. A la fois, on peut aussi le lire comme une critique de la société. On est un petit peu ‘In da house’, ‘In da system’ où ça brûle des fois ! ‘In da bloody house, you know !’ Et voilà, qu’est-ce qu’on fait ? Où on est ?’
Média Selecta Bisso : “Donc, c’est un son pour danser mais aussi pour réfléchir. Tu es toujours dans cette optique d’engagement par la musique ?”
Yffa : “Exactement ! J’essaye de rester engagée, de trouver les bons mots aussi. C’est vrai que quand on est artiste, on ressent plein de choses, on pense à plein de choses, mais pouvoir les exprimer avec justesse, c’est un travail aussi que j’essaye d’accomplir petit à petit, de m’améliorer. Mais, effectivement, moi ce que j’aime, c’est rajouter un petit peu des petites phrases qui rappellent ce que moi je pense de la société, et comment j’avance dans tout ça.”
Média Selecta Bisso : “Dans ce cadre-là, tu vas sortir d’autres morceaux ?”
Yffa : “Alors, dans ce cadre-là, il se pourrait bien, parce que ‘In Da House’, c’est vraiment des morceaux qu’on a créés parce qu’on était beaucoup sur scène.
Et là, maintenant, j’essaye de prendre un peu plus de temps, de voir aussi ce qui a le plus plu sur scène pour pouvoir redonner au public un petit peu, tout en le mélangeant avec le fait que j’ai évolué en 2 ans.
Faut que ça me plaise toujours, que je m’y retrouve toujours.
Donc, je suis dans la recherche. Je repars un peu dans mes maquettes, dans tout ce qui a été fait pour essayer de redonner. Parce qu’en tant qu’artiste indépendante et qui a commencé son chemin un petit peu … on va dire … de manière ‘organique’, ça veut dire que je n’avais pas vraiment prévu.
J’ai commencé à écrire et puis en fait, ça a bien marché. Et il faut bien un petit temps pour savoir quel genre d’artiste on est, l’évolution et tout ça. Donc, j’espère pouvoir recomposer plein de morceaux comme ça.”
Média Selecta Bisso : “Tu es une artiste autodidacte, indépendante et impliquée. Quand tu sors un projet, tu aimes être à l’origine de tout, tu es sur tous les fronts ?”
Yffa : “Alors oui, on peut dire ça. Le métier d’artiste, c’est hyper hyper dense. Il y a tellement de disciplines dans ce métier, et on ne s’en rend pas compte. Moi, en tout cas, je ne m’en rendais pas compte quand j’ai décidé naïvement d’écrire et d’aller sur scène.
Effectivement, au cours du chemin, je suis en train d’apprendre, en fait, tout ce que ça veut dire d’être artiste en 2026. Et indépendante. En fait, on est dans une époque incroyable pour les artistes, puisqu’on a quand même accès à des outils qui nous permettent de nous autonomiser … les réseaux sociaux. Et à la fois, trop de liberté tue la liberté aussi.
Moi, je ne veux pas forcément tout maîtriser, mais j’essaye en tout cas, en tant qu’artiste mais aussi en tant qu’humaine, de comprendre le maximum de choses en fait, dans le domaine dans lequel je décide d’évoluer, pour mieux comprendre. Une fois que j’ai compris, je ne suis absolument pas fermée à ouvrir les portes à des équipes, à des personnes. J’adore collaborer avec de jeunes artistes, par exemple, des gens que je rencontre : des photographes, des vidéastes, d’autres artistes… c’est très organique.”
Média Selecta Bisso : “Tu as une équipe autour toi. C’est toujours la même ou elle évolue ?”
Yffa : “Elle évolue. Elle a beaucoup évolué, et j’ai eu, on va dire, ces dernières années, un besoin, réellement, de me retirer aussi et de revenir. Parce que, quand j’ai vu que ça commençait à accrocher, c’était super : j’ai eu des gens qui m’ont contacté et qui avaient envie de m’aider dans mon projet parce que ça leur parlait et j’ai vraiment eu beaucoup beaucoup de chance pour ça. Du coup, j’ai pu m’entourer de bonnes personnes qui m’ont poussée, qui m’ont aidé à avancer et à tenir toute cette époque de contrats, de scènes, d’écriture …et j’en suis très très reconnaissante.
Mais, à un moment donné, j’étais un peu essoufflée, je savais pas trop où j’allais et ça allait, peut être, un petit peu trop vite pour moi dans le sens où, comme je disais au tout début : je suis une artiste qui aime beaucoup la musique dans ses différentes branches et du coup, l’image que je projetais, j’étais pas sûre que c’était vraiment celle que j’avais décidé de projeter si un jour je devais avoir la lumière sur moi.
J’étais pas sûre que c’était exactement ça. J’étais vraiment en expérimentation. Du coup, à un moment, j’avais vraiment ressenti le besoin de ‘j’arrête tout’, je mets tout le monde un peu en pause parce que c’est vrai que l’équipe attendait un peu de savoir ce qu’on faisait et moi, à ce même moment-là où ça montait, j’ai eu besoin de vraiment souffler, de reculer un petit peu et de me dire ‘bon ok, c’est cool, je vois que ça peut marcher et j’ai plus confiance en moi’.
Parce que quand on est artiste comme ça aussi, il faut un petit temps quand même d’adaptation où au début, on peut ne pas se sentir légitime, parce qu’on vient de nulle part, on fait des scènes et on rencontre des gens qui sont là depuis des années et on se dit ‘Wow’. Donc, il a fallu un temps pour que je dise ‘Ok, ça y est, je me sens légitime en tant qu’artiste, je sais que j’ai des choses à dire.’ Et comment je vais pouvoir me réorganiser, mieux gérer mon image, que ce ne soit pas ‘accidentel’ ou juste parce que ça va vite. Donc voilà, ‘contrôler’ un petit peu ce truc, parce que je trouve que c’est important pour les artistes.
Média Selecta Bisso : “Tu es autrice-compositrice-interprète, une musicienne qui est aussi attirée par d’autres domaines artistiques, comme le théâtre, le dessin, le cinéma, même la cuisine. Donc as-tu des projets dans ce sens-là ?”
Yffa : “Oui j’adore cuisiner ! Whouaou…Dernièrement, je me suis mise au tricot. Euh pas le tricot, j’ai commencé aussi le tricot mais au crochet ! Et franchement, ça faisait des années que je me disais ‘Wow’ quand je voyais des gens faire du crochet et j’ai enfin commencé ! Il y a une scène que j’ai faite en novembre où je portais la tenue que j’ai faite en crochet, en moins de 10 jours. Ça faisait deux semaines que j’avais commencé le crochet. Vraiment, je crois que je suis une fille qui est attirée par les arts. J’ai besoin d’être manuelle, de créer.”
Média Selecta Bisso : “Pourquoi ne pas développer ça et faire une petit marque de pièces en crochet ‘Yffa’ ?”
Yffa : “J’y ai pensé. Je me suis dit que ça serait déjà pas mal si j’arrivais à en porter quelques-unes de mes créations sur scène. Déjà aussi, avancer dans la musique. Parce que j’ai un esprit où je peux me perdre : Il y a d’autres choses incroyables dans la vie, c’est difficile de choisir. Mais pour avancer, j’ai appris qu’il fallait avoir un projet central et d’autres choses. Donc, l’idée c’est comment réunir le dessin, le crochet avec la musique, sans me perdre dans tout ça.”
Média Selecta Bisso : “Revenons un petit peu sur la musique justement. La dernière fois, on avait parlé de featurings. Est-ce que dans tes prochains il y aura des feats ? et tu avais aussi parlé d’un éventuel rapprochement avec Samir Flynn.”
Yffa : “J’aimerais beaucoup faire un feat. avec lui. Il ne m’a pas encore contactée ou je ne l’ai pas encore contacté, mais je pense que ça peut se faire. En tout cas, j’avais adoré ce moment qu’on avait passé pour la promotion du ‘Weekend des Curiosités’ avec Sphere. On avait partagé une petite scène ensemble, c’était incroyable. Et des collabs… j’ai collaboré avec une DJette que j’adore, qui s’appelle Dylan Dylan. On a une morceau qui dort un petit peu depuis deux ans, parce que c’est vrai que j’essaie de travailler avec un label indépendant et c’est un peu long, c’est un peu lent. Du coup, je suis un peu attristée parce que le projet est prêt depuis hyper longtemps, mais j’ai pas encore réussi avec le label à trouver ce dynamisme pour encore le sortir, mais on abandonne pas ! Sinon, en collaboration, pas une idée d’un artiste en particulier, mais j’aimerais beaucoup dans le futur oui.”
Média Selecta Bisso : “Tu as fait la première partie de Théodora l’année dernière. Est-ce que tu as kiffé ? et est-ce que ça t’a motivé à faire toi aussi de grandes scènes et boosté dans le développement de ton art ?”
Yffa : “Carrément ! C’était le 10 avril 2025, c’était incroyable. Théodora quoi ! Maintenant, c’est une big star ! Et c’est incroyable parce qu’elle avait décidé de faire sa scène dans la petite salle au Metronum, alors qu’elle aurait pu – je pense – avoir toutes les grandes salles qu’elle voulait. Elle a décidé de faire ça. Il y avait une énorme énergie particulière ce soir-là, c’était complet en quelques heures.
J’ai eu la chance de faire sa première partie, c’était incroyable. C’était rapide, c’était stressant. Avec mon équipe, on a géré, j’ai fait le taf.
Petite anecdote : c’est le seul concert où en sortant de scène, mais vraiment j’ai dit merci, je me suis retournée et j’ai vomi ! Voilà ! J’ai donné, j’ai donné, j’étais à fond. En fait, j’ai des allergies du printemps et tout ça. Donc, le 10 avril, j’était en plein dedans. Avec l’excitation, le stress, les allergies, j’ai fait mon concert et vraiment j’ai adoré. J’ai donné tout ce que j’avais à donner. La foule était incroyable, je pense que c’est l’un de mes meilleurs souvenirs. J’ai réussi à lâcher prise ce soir-là mais voilà, j’ai oublié que j’étais humaine ou je ne sais pas quoi et c’est trop drôle parce que c’est l’un des seuls concerts où à la fin j’ai senti que mon corps à réagit à ce point. Donc, petite anecdote pour ceux qui veulent lire ça : donc oui, Yffa s’est écroulée après le concert [rires]”
Média Selecta Bisso : “Est ce que tu as des actus ? des dates de scènes à nous communiquer ?”
Yffa : “Carrément ! Mes actus… alors je vous réserve une petite surprise là d’ici la fin du mois [juin]. Je communique pas trop mais c’est un peu dans l’idée de ce qu’on a dit tout à l’heure, de ‘In Da House’, de refaire ressortir des choses qui ont vécu un petit peu sur scène pendant ces 2 années-là.
Et alors, des scènes… pas trop, mais je vous tiens au courant, parce que parfois, en tant qu’artiste, ça arrive un petit peu au dernier moment.
Mais en tout cas, je prévois de sortir un EP un peu différent de ce que je faisais d’habitude. Du coup, j’espère qu’à la sortie de ce projet là, je pourrai repartir en tournée, mais je vous tiens au courant !”
Média Selecta Bisso : “Toi qui as des goûts musicaux hyper variés, quel est ton son du moment ?”
Yffa : “Whoa, c’est hyper dur de choisir là ! J’ai droit qu’à un seul morceau…Je crois que je vais dire earthsignchels ‘My daddy died’. Une artiste américaine qui a sorti un single qui m’a vachement touché, où elle parle de la mort de son père. Mais elle fait vraiment une interprétation du morceau qui est incroyable sur ‘Colors Show’, si vous l’avez pas vu, je vous invite à aller le voir. Je l’avais partagé il y a quelques semaines sur ma story. Mais ouais, Earthsignchels ‘My daddy died’.
Média Selecta Bisso : “La dernière question est toujours une question hors sujet, comme tu le sais, alors qu’est-ce que tu aimes cuisiner en ce moment, en ces temps de canicule ?”
Yffa : “En ce moment, je me fais pas mal de salades composées avec des haricots mungo. Donc poulet, parmesan, haricots mungo, petite salade, petite marinade, avec des herbes type menthe. Sinon, j’ai appris dernièrement – je savais déjà un petit peu faire – mais là j’ai l’impression que j’ai pris un level au-dessus : c’est les gyozas. J’ai un level de gyozas maintenant qui est juste incroyable, frits ou à la vapeur, let me know !”
Média Selecta Bisso : “Pour finir, un dernier mot, un petit message ?”
Yffa : “Un dernier mot, un dernier message, juste de prendre soin de vous et sachez que tout va bien se passer. No matter what ! Il faut juste s’accrocher et vraiment good energy. Je pense que c’est le moment de choisir de ne garder que les bonnes énergies dans le monde. Je trouve qu’il y a trop de choses parasites et c’est vraiment le moment de vous rappeler la positivité et le pouvoir que vous avez de transformer l’énergie, d’être un petit peu des alchimistes, on va dire. C’est une grande phrase, mais vous avez compris ce que je veux vous dire. Merci à vous et merci à Selecta Bisso pour cette interview !”
À travers cette nouvelle rencontre, Yffa confirme son envie de créer sans se laisser enfermer dans une seule case. Après plusieurs années consacrées à la scène et une période de remise en question, elle semble aujourd’hui avoir trouvé un nouvel équilibre entre musique, expérimentation et liberté artistique.
Avec « In Da House » comme premier aperçu de cette nouvelle période, la rappeuse toulousaine prépare désormais un EP différent de ses précédents projets, avec l’envie de retrouver prochainement les scènes et de continuer à faire évoluer son univers.
Et si Yffa garde plusieurs projets en tête, elle sait aussi qu’il est nécessaire de conserver un fil conducteur. La musique reste aujourd’hui au centre, tout en laissant la porte ouverte à ses autres passions créatives.
Une chose est certaine : Yffa n’a pas fini d’expérimenter et, très certainement, de nous surprendre ! Alors go follow Yffa, si ce n’est pas déjà fait (insta dispo ICI), et restez bien connectés pour ne rien louper des nouveautés !
Un grand merci à Yffa pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa joie de vivre communicative ! On est ensemble !
✍🏼 & 📸 : @vavacaz



