SLAM Magazine transpose son héritage de la culture basketball sur quatre silhouettes Nike. Sabrina 4, Ja 4, G.T. Cut 4 et Hyperflight composent une collection où orange, graffiti et références aux parquets des années 1990 et 2000 rencontrent la nouvelle génération du basket.
Bien avant que les réseaux sociaux ne transforment chaque action NBA en contenu instantané, SLAM Magazine occupait une place à part dans la culture basketball. Le magazine américain ne racontait pas uniquement ce qui se passait sur les parquets : il participait à construire l’image des joueurs, leur style et leur relation avec les fans.
Cette histoire rencontre désormais celle de Nike Basketball à travers une collection destinée au public. Dévoilé en couverture du numéro 29 de SLAM Kicks, le projet rassemble quatre chaussures : les Nike Sabrina 4, Ja 4, G.T. Cut 4 et Hyperflight.
Un casting qui permet surtout de faire dialoguer différentes époques du basketball.
Sabrina Ionescu ouvre le bal avec une Sabrina 4 façon graffiti
Parmi les quatre modèles, la Nike Sabrina 4 adopte probablement l’interprétation la plus graphique.
La chaussure est largement recouverte de motifs graffiti à l’aspect volontairement usé, une référence visuelle à la culture urbaine historiquement présente dans les pages de SLAM.
Des touches de turquoise viennent enrichir cette construction, avec une palette faisant écho à New York, tandis que l’orange emblématique de SLAM apparaît plus ponctuellement sur les lacets et différents éléments de branding.
La paire conserve ainsi l’identité de la ligne signature de Sabrina Ionescu, tout en adoptant un traitement beaucoup plus brut que celui d’une chaussure de basketball traditionnelle.
Son prix est annoncé à 135 dollars.
La Ja 4 joue la carte du dépareillé
Avec la Nike Ja 4, SLAM exploite une autre idée : celle d’une paire dont les deux pieds ne racontent pas exactement la même histoire.
Cette approche correspond à l’univers de Ja Morant, régulièrement associé à des associations de couleurs dépareillées sur ses chaussures.
Une chaussure privilégie ici un gris relativement discret, tandis que l’autre adopte un orange beaucoup plus intense. Le contraste devient ainsi l’un des principaux éléments visuels de cette collaboration.
Le motif graffiti aperçu sur la Sabrina 4 réapparaît sous la chaussure, à travers des zones de traction translucides. Les languettes reçoivent quant à elles des logos métalliques SLAM et Ja, renforçant l’identité collaborative du modèle.
La Ja 4 est annoncée au tarif de 140 dollars.
La G.T. Cut 4 choisit une approche plus sombre
La troisième proposition contemporaine prend la forme de la Nike G.T. Cut 4.
Cette fois, l’orange passe au second plan. Le noir domine largement la silhouette, donnant à la paire une apparence plus discrète que les autres modèles de la collection.
Le langage graphique reste cependant présent. Le motif inspiré du street art apparaît notamment sur la partie médiale, tandis que des projections orange viennent animer l’arrière de la semelle intermédiaire.
Cette utilisation plus mesurée des codes de SLAM permet à la G.T. Cut 4 de conserver son apparence technique tout en l’intégrant visuellement au reste du pack.
Elle sera également la chaussure la plus chère de la collection, avec un prix annoncé de 210 dollars.
L’Hyperflight ramène SLAM à l’époque de Jason Williams
Le quatrième modèle change complètement de génération.
Nike et SLAM font revenir la Hyperflight, silhouette rétro ici associée à Jason Williams, l’un des joueurs ayant marqué l’imaginaire basketball de la fin des années 1990 et du début des années 2000 par son style spectaculaire.
La paire adopte une construction particulièrement expressive avec un orange brillant qui domine la tige.
Des éléments noirs, gris et bleus viennent structurer l’ensemble, tandis que des détails réfléchissants 3M ajoutent davantage de profondeur à la chaussure.
Cette Hyperflight joue un rôle important dans la cohérence du projet. Là où Sabrina Ionescu et Ja Morant représentent une nouvelle génération de stars, elle permet à la collection de revenir à une époque durant laquelle SLAM occupait déjà une place majeure dans la culture basketball.
Son prix est annoncé à 170 dollars.
Plus qu’une collection anniversaire
SLAM avait déjà célébré son 30e anniversaire avec plusieurs coloris spéciaux l’année précédente. Cette nouvelle collaboration avec Nike va cependant plus loin en proposant une sélection annoncée comme destinée à être commercialisée auprès du public.
Le choix des quatre modèles permet surtout de raconter l’évolution de la culture basketball à travers la sneaker.
L’Hyperflight représente les archives, les Sabrina 4 et Ja 4 mettent en avant les lignes signature de deux figures contemporaines, tandis que la G.T. Cut 4 incarne le versant performance actuel de Nike Basketball.
L’orange et les motifs graffiti servent alors de fil conducteur entre ces différentes générations.
Une commercialisation encore à préciser
La SLAM Magazine x Nike Basketball Collection devrait bien bénéficier d’une sortie publique, selon les informations disponibles dans le texte source. En revanche, aucune date de lancement ni modalité précise de distribution n’ont encore été communiquées.
Les tarifs américains sont déjà annoncés : 135 dollars pour la Sabrina 4, 140 dollars pour la Ja 4, 170 dollars pour l’Hyperflight et 210 dollars pour la G.T. Cut 4.
Une collection qui ramène finalement SLAM là où le magazine a toujours aimé se trouver : quelque part entre le basketball, les sneakers et la culture qui existe autour des parquets.



