Interview de Yanamko : parcours, mixtape et ambitions d’un rappeur toulousain à suivre

Il y a quelques semaines, nous avons été invités à la release party de la mixtape du rappeur toulousain  Yanamko (article à découvrir ICI), grâce à notre ami TPZ. L’occasion de découvrir l’artiste, ses nouveaux morceaux, mais aussi d’échanger quelques mots dans une ambiance ultra conviviale. Le feeling étant rapidement passé, nous avons décidé de prolonger la discussion autour d’une interview. Rendez-vous a donc été pris le lundi 2 mars 2026 au studio Avalia, là où Yanamko enregistre ses titres. Entre musique, parcours, anecdotes personnelles et projets à venir, voici le fruit de notre échange avec l’artiste.

Média Selecta Bisso : “Bonjour Yanamko, merci de nous recevoir dans ce superbe studio”

Yanamko : Bienvenue chez Avalia, un studio incroyable !

Média Selecta Bisso : “J’ai une première question, je t’avoue que la première fois où j’ai dû prononcer ton blaze, j’ai buggué. J’ai compris qu’il y avait du Yannis – ton prénom – dans Yanamko, mais c’est associé à quoi ?”

Yanamko : C’est associé à plein de trucs. En gros, Yannis, ben le “Ya”, “Nam” c’est les 3 premières lettres du mot ‘manga’ mais à l’envers et le “KO” de la boxe. Littéralement, ça donne “Yanamko”. C’est un sport de dire mon blaze carrément !

Média Selecta Bisso : ““KO”, c’est parce que tu as fait de la boxe?”

Yanamko : Non pas du tout. J’en ai jamais fait en club mais depuis petit j’en fais en autodidacte. “Yanamko”, c’est un peu tout ce que j’aime bien. 

Média Selecta Bisso : “Tu as un papa DJ, un tonton producteur, tu te destinais à la musique depuis petit ?”

Yanamko : Ouais ! Mais je dirais que je me destinais à la musique depuis petit de façon progressive et sur plusieurs plans. On part du principe que de base mon rêve c’était de devenir Martin Garrix, donc j’étais très loin du rap. Mais une fois que j’ai découvert le rap, je me suis dit ‘alllez, vas-y, mets toi à fond dedans’. De base, comme je savais que je chantais bien, c’était une bonne occasion de creuser un peu et d’écrire ses propres textes. 

 

Média Selecta Bisso : “On l’a dit, ton papa est dans la musique. Toi, tu as été bercé à quoi ?”

Yanamko : Avec mon père, j’ai eu beaucoup de chance parce que j’ai été bercé dans pas mal de musiques du monde. Ce qui fait que ça a forcément eu une influence sur tout ce que je fais, ce que j’entreprends au niveau de la musique et comment j’écoute ma musique et la retranscris. 

Média Selecta Bisso : “Tu as parlé de Martin Garrix, mais quelles sont tes influences ?”

Yanamko : [Rires] Non, ça c’est des influences plus abstraites on va dire ! En fait, moi, je suis passionné par ce que je fais. ça veut dire que demain, je peux faire du hockey, je vais être passionné. En gros, dès le départ, quand mon père me faisait écouter sa musique, ça allait de Bob Marley, à du Balavoine, à des gros morceaux hip hop de 50cent, G-Unit tout ça, je me suis inspiré automatiquement. Je pense que ça s’imprègne. C’est comme une éponge un peu. Donc, au bout d’un moment, je me suis dit ‘Go, je vais faire du son’.

Média Selecta Bisso : “Comment définis-tu ton style de musique?”

Yanamko : Mon style, c’est un rap assez introspectif, mélancolique, mais qui apporte beaucoup d’envie de rigoler, de sourire, et de comprendre aussi. Parce que ce que j’aime bien moi quand j’écoute de la musique, c’est de l’écouter mais aussi de la comprendre. Comme ça, je sais ce que l’artiste veut vraiment dire.

Média Selecta Bisso : “Tu as aussi des morceaux un peu plus fun, un peu plus rythmés non ?”

Yanamko : Ouais carrément ! J’aime bien faire des sons rythmés et plus fun, parce qu’en fait, c’est ce qui se rapproche, à la fois, le plus de moi en tant qu’humain, mais c’est ce qui s’éloigne le plus de moi en tant qu’artiste. J’ai gardé ça un peu – c’est pour ça que j’en fais pas souvent des sons qui bougent – comme une liaison entre : là je me détends, je fais ce que j’aime, et là, je me concentre vraiment sur un sujet qui m’intéresse.

Média Selecta Bisso : “Tu as sorti ta première mixtape le 30 janvier [2026] Trop Tard Pour Partir Volume 1. C’est un bel aboutissement, mais prévois-tu le volume 2 rapidement ?”

Yanamko : En gros, déjà ‘Trop Tard Pour Partir vol 1” est disponible oui depuis le 30 janvier ! Mais en gros, quand avec l’équipe on s’est concerté et on s’est dit qu’il fallait qu’on sorte un projet – parce que les gens méritent de voir le travail qu’on fait derrière tout ça – ça a matché. On s’est dit, on sort pas un album, par contre, on sort pas un EP non plus. Même si la définition d’un EP et d’un album, c’est assez près mais assez éloigné aussi.

Nous, on a dit : ‘On fait une mixtape’. On s’est dit, on réunit tout ce qu’on a fait de, entre guillemets, cohérent et pas trop, qui ont la même couleur, ou pas trop, et on les met dans un même projet et ce sera, en gros : les “Trop Tard Pour Partir”. Parce que oui, je pense qu’il y en aura plusieurs,  au moins 3. Ce sera vraiment le côté du Yanam qui se laisse plus aller, qui ne calcule pas vraiment ce que je fais dans ma musique, puisque c’est ce que j’aime faire sur le moment. Du coup, c’est une façon de montrer une partie plus détachée de moi. 

Média Selecta Bisso : “Ici, on est au studio Avalia. Que peux-tu nous dire sur ce lieu où tu enregistres tes morceaux ?”

Yanamko : Ben déjà, la première phrase : c’est un superbe endroit pour travailler, si ce n’est un des meilleurs pour moi. Parce que déjà, j’ai pas travaillé dans beaucoup de studios dans Toulouse. Mais, j’ai eu le temps de m’adapter à ce que j’aime bien entendre et faire. Et là, les gars ici – je pense à Whyna, Jersey, Robizz, Nemesis – ils sont vraiment concentrés sur ce que toi tu veux faire, et ils vont t’apporter vraiment la petite clé – parce qu’ils ont l’habitude de faire des choses comme ça – qui va faire que ton son va être plus poussé que ce que tu entendre quand tu le fais chez toi ou dans un studio où l’ingé va être souvent là pour l’argent et le temps est compté, plutôt que la création artistique que tu dois développer derrière.

Moi, c’est ça que j’adore ici, et  le studio, avec du bon matériel. Dans pas longtemps, ils ont dit qu’ils allaient changer les enceintes, parce qu’elles sont un peu chiantes, alors que ces enceintes, moi je rêve de les avoir ! [rires]. Non mais, c’est à l’aise. Je pense que quand on est artistes, dans n’importe quels domaines artistiques, il faut s’entourer des meilleurs, de bon matériel et de bonnes connaissances aussi. Avalia, c’est un studio de passionnés, de gens qui rêvent d’aller toujours plus loin. 

Média Selecta Bisso : « Trop Tard Pour Partir vol 2. » sera fait  ici alors aussi, si je comprends bien ?”

Yanamko : Je pense que tout ce que je dois faire, va être ici. Et ça, ça changera pas avant le petit message qui fait que : ‘non, on doit y aller’. 

Média Selecta Bisso : “On a entendu dire aussi que chez toi, on pouvait faire du son. Est-ce que c’est aussi une autre de tes compétences ? ”

Yanamko : Eh oui ! En gros, bon je me qualifie moi-même hein, j’ai pas de diplômes ou quoi que ce soit – big up à Unison, parce que j’aurais dû faire Unison du coup – mais, je me qualifie comme ingé-son, beatmaker et topliner aussi. Parce que, en fait, de moi-même, mon travail, je sais que tout ce que j’ai sorti jusqu’à présent, ça a toujours été mixé avec moi, masterisé avec moi. Donc, je pense que si les gens se sont dit que ‘c’est bien, ça sonne bien’, il n’y a qu’un professionnel demain qui peut venir me voir et me dire du style ‘cette fréquence, elle pête un peu trop les oreilles’. Donc, en vrai, je touche aussi pas mal chez moi le son, depuis 9 ans maintenant. Et plus avant, parce qu’avant, je voulais devenir Martin Garrix ! 

Média Selecta Bisso : “Chez toi, dans ton studio, tu aides de nouveaux talents à faire des sons ?”

Yanamko : Exactement. Moi, ce que j’aime beaucoup faire quand je prends des gens en studio chez moi, c’est que déjà en fait, je leur explique le taro [tarif] – parce que les tarifs c’est primordial – mais, je leur explique qu’il y a des solutions dans le sens où on n’est pas là à s’arranger pour faire quelque chose de véreux. C’est que moi, j’ai vraiment envie de pousser ta créativité à 100% comme je le ferais avec moi. Peu importe la personne que tu es.

ça veut dire que, si demain, je me dis ‘vas-y toi, t’es trop fort mon gars’, je peux plus rien faire en termes de qualités tout ça, je te dirais : ‘vas voir un autre studio’, parce que je reconnais que j’ai mes lacunes sur certaines choses. Mais c’est important de se booster. Moi, c’est ça ma première petite étape, avant de venir faire du son ici [au studio Avalia], moi même je me booste chez moi. Je fais une maquette que j’envoie au gars qui me disent ‘mais c’est pas une maquette !’, je dis ‘Si, parce qu’il manque cette voix-là, cette voix-là’. Après je viens, et on fait le vrai son ici.

Média Selecta Bisso : “As-tu un feat. de rêve ?”

Yanamko : J’ai un feat. de rêve, mais surtout parce que j’aime voir le travail des gens, aussi. Mon feat. de rêve en vrai, ce serait SCH. Parce que SCH, il a une direction artistique et une façon de travailler qui est incroyable. Je trouve vraiment trop fou, la carrière en fait. Donc, je me dis que simplement, s’il y a une carrière que tu peux, entre guillemets, envier et te dire ‘wahou’ faut faire ça, c’est ce gars, qui est tellement fort. 

Média Selecta Bisso : “Tu as une personnalité affirmée, de l’audace. Je pense notamment à ton arrivée au Flash Festival en moto cross, ta release party sur une péniche…Est ce que tu nous prépares d’autres trucs ouf comme ça ?”

Yanamko : J’ai pas mal de trucs qui sont en préparation. Déjà, c’est dans ma tête et une fois que ça a fini de s’assembler dans ma tête, je commence à en parler à mes gars, parce que sinon, on va partir en cacahuètes total ! Mais ouais, y’a des gros trucs qui sont en très très grosse préparation et qui, je pense, vont réveiller la ville un peu et ça va faire plaisir de voir des choses comme ça, je pense. 

Média Selecta Bisso : “En plus, tu prônes l’unité des artistes de Toulouse”

Yanamko : Bien sûr ! Moi, mon événement qu’on a fait – même si je dis pas que tous les évènements doivent être gratuits, parce que c’est important de croquer – mais je sais que nous, avec mon équipe, on a fait un évènement à perte totale. Mais, pourquoi ? pour vraiment transmettre le message de : on travaille pour de vrai, dans cette ville qui est une vraie ville du rap, avec des gens qui font du rap. Mon objectif, il est vraiment concret : c’est réunir la ville. Vraiment, que ce soit une ville solidaire, quitte à même que moi, des gens que j’aime pas forcément, j’aille les voir et leur dire ‘bon écoute, on va trouver un truc, on va faire du son tu vois. Un peu un Bob Marley, finalement !

Média Selecta Bisso : “Pour en revenir à ta release party, tu étais bien entouré : ton papa, tes producteurs, ton ingé son.. C’est important qu’ils soient tous avec toi ?”

Yanamko : Ben, en plus c’est très drôle, parce que moi, j’ai pas l’habitude d’avoir mes proches, ma famille près de moi à me pousser dans la musique, même si je sais qu’ils sont conscients de ça. Mais, oui, c’est très important pour moi d’avoir un très bon entourage et que les gens de ma famille soient là à certains moments, bien sûr. 

Média Selecta Bisso : “Tu es un créatif, ça c’est sûr, mais est-ce que tu as d’autres passions, mis à part le rap ?”

Yanamko : Moi, j’ai d’autres passions … j’ai des passions et des rêves. Des rêves peut-être irréalisables [Rires]. Mais, en termes de passions, j’ai toujours été fan de la boxe. J’ai toujours été fan de la musique, j’ai toujours été fan de la cuisine. J’ai baigné dans ça un petit moment, mais je m’en suis un peu détaché parce que c’était pas vraiment les valeurs que j’attendais dans ce travail là [hôtellerie gastronomique]. Et c’était peut-être à cause des mangas finalement, parce que je regarde des mangas qui parlent de bouffe aussi ! Pour revenir au rêve, mon rêve, c’est de sauter en parachute en chute libre, mais – c’est horrible ce que je vais dire attention ! : sans aucune formation ! Ce sera mon but ultime. ça n’a rien à voir avec le rap !

Média Selecta Bisso : “Et tu peux le faire, c’est un rêve très réalisable en fait”

Yanamko : Oui, très réalisable, mais très dangereux ! Mais au-delà de ça, ma plus grande passion, c’est de travailler avec mon équipe. C’est ce que j’adore faire.

Média Selecta Bisso : “Tu as ton petit style aussi, tu es très looké. Est-ce que la mode t’intéresse ? Tu aimerais lancer du merch, ou une marque, des collabs ? As-tu des idées dans ce sens-là ?”

Yanamko : En fait, moi j’ai toujours kiffé depuis que je suis petit m’habiller. J’aime bien m’habiller, et différemment des autres en plus. Notamment, au collège, je me faisais vachement critiquer pour ça. Et j’aime beaucoup. J’aimais presque bien qu’on me critique pour ça parce que trois mois après, ils étaient habillés comme ça [comme moi]. Du coup, j’aimais bien [rires]. Et là, c’est vrai que j’essaie de faire plus attention à comment je parais, parce que j’aime bien… Quand tu es habillé ‘bien’, tu dégages directement un truc de ‘cette personne à l’air sûre d’elle’. En réalité, je dis pas qu’il faut se cacher derrière les vêtements, c’est pas bien, mais je trouve que ça va plus avec la personne que je suis en ce moment. Donc, la mode, tout ça, j’adore. Mon but, serait de devenir égérie de quelque chose finalement, et pourquoi pas sortir du merch, du bon merch.

Média Selecta Bisso : “Pour finir, quelles sont tes actus ?”

Yanamko : Mes actus, c’est qu’il y a un clip qui va sortir. On a clipé ‘BDO’, ça va être incroyable. Un morceau disponible dans le projet [Trop Tard Pour Partir vol.1]. Et à part ça, d’autres petits clips, d’autres petits sons et tranquille 

Média Selecta Bisso : “Des dates, des concerts ?” 

Yanamko : Non, toujours pas de concerts, programmation compliquée.. mais ça ne saurait tarder à mon avis. Je prends mon temps. 

Média Selecta Bisso : “Ok ben on te suit de près !”

Yanamko : Merci beaucoup ! merci beaucoup mes gâtés ! 

Avec Trop Tard Pour Partir Vol.1, Yanamko pose les premières pierres d’un univers artistique sincère et personnel, entre rap introspectif, énergie créative et influences multiples. Entouré de son équipe et porté par un environnement inspirant comme le Studio Avalia, l’artiste toulousain continue de tracer sa route avec ambition. Un grand merci à Yanamko pour son accueil et sa disponibilité lors de cette rencontre. Pour découvrir son univers, écoutez la mixtape Trop Tard Pour Partir Vol.1 (disponible ICI) et suivez son actualité sur Instagram : @yanamko. Let’s go ! 

Credit photos Yanamko : @oceb.raw

 

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