DJ DROZO est l’un des DJs émergents les plus suivis de la scène afro-urbaine française. Originaire de Guyane, Martinique, Guadeloupe et actuellement basé à Toulouse, il séduit le public grâce à des sets explosifs mêlant afro, shatta, dancehall, baile funk, reggaeton, house et hip-hop. Véritable performer, cet artiste transforme chacune de ses prestations en expérience immersive grâce à une forte présence scénique et une connexion unique avec son public.
Révélé par ses performances virales et ses passages dans des lieux majeurs comme le Festival du Printemps de Bourges, le Zénith de Strasbourg ou Gianpula Village à Malte, DJ DROZO a également été sacré lauréat RIFFX 2025 et “Révélation DJ RIFFX – Top Music Live 2026”.
Son univers musical hybride, inspiré des cultures afro-caribéennes, rap et électro, lui permet aujourd’hui de collaborer avec plusieurs acteurs de la scène urbaine actuelle. Grâce à ses remixes et edits viraux cumulant des millions de vues, DJ DROZO s’impose désormais comme une figure montante incontournable des clubs, festivals et événements urbains en France et au-delà.
Grâce à notre ami commun, TPZ, nous nous sommes rencontrés il y a quelques mois et nous avons convenu de nous retrouver autour d’une interview. Voici cet échange :
Media Selecta Bisso : “Salut Drozo, merci de nous accorder de ton temps ! Notre première question serait : comment es-tu tombé dans la musique ?”
DJ Drozo : “Merci à vous, ça me fait extrêmement plaisir de faire cette interview ! Ben … de base, je suis originaire de Guyane, et j’ai une famille antillaise, vraiment toutes les antilles : Martinique, Guadeloupe, et on a toujours été dans la musique. Mon frère, il a fait plusieurs instruments, il a joué de beaucoup d’instruments. Moi aussi, j’ai fait de la batterie pendant 4 années. J’avais aussi fait du piano avant de passer par la batterie. Parce qu’à la base, je voulais faire de la guitare. Mais de la guitare électrique, et il fallait passer par de la guitare basse. Donc, j’ai joué un peu avec ça. Après j’ai arrêté, mais j’ai toujours écouté de la musique.
En venant ici pour les études [Toulouse], un pote avait acheté des platines, j’ai essayé et j’ai adoré ! Je suis retourné chez lui une deuxième fois, après j’ai sauté le pas, j’ai acheté mes trucs et c’est parti !”
Media Selecta Bisso : “On aimerait savoir quelles sont tes influences ?”
DJ Drozo : “Beaucoup des influences du pays, on va dire : des influences dancehall. Comme étant un enfant des années 2000, j’ai souvent écouté de la musique à partir des années 2010. Ce qui est contradictoire, c’est qu’en Guyane, j’écoutais pas forcément de dancehall.
J’étais à fond, au collège, sur Skrillex, c’était mon artiste du moment ! Quand je voyais des vidéos, ça me faisait ‘Wouhaou’. Après, j’écoutais beaucoup de rap. Au lycée, c’était le rap, le hip hop, mais toujours avec cette ouverture d’esprit. L’envie d’écouter autre chose, de se diversifier, on va dire. J’ai plein de playlists ! Et en Guyane, il y a tellement de communautés, que forcément, tu entends des musiques de différentes cultures, donc tu es dedans. Je sais pas si je suis né dedans, mais j’ai gravité autour !”
Media Selecta Bisso : “Donc tes inspirations sont variées : dancehall, rap et Skrillex aussi, qui peut être plus étonnant.”
DJ Drozo : “Oui c’est ça. Dubstep, de la house aussi. J’aime bien le petit côté house aussi. En ce moment, j’aime aussi beaucoup les musiques brésiliennes, baile funk, brega funk, tout ces “toucha-cha tou-cha-cha”
Media Selecta Bisso : “Quel est le style de musique que tu aimes et le style que tu joues ? Y-a-t-il une différence ?”
DJ Drozo : “Il n’y a pas forcément de différence, parce que dans mon set, je vais essayer d’apporter ce que je l’aime. Après, forcément, il y a des obligations à jouer, comme les sons qui marchent, mais je vais aussi essayer d’apporter ma patte et ma personnalité.
Je sais qu’à Toulouse, il n’y en a pas beaucoup qui joue de la brega funk comme moi, qui va pousser un peu plus le délire. Donc, je vais mettre un peu plus de ces sons que les autres Djs.
Pour le baile funk, les gens vont s’arrêter souvent aux trucs connus, sans pousser dans le truc. Je joue aussi des remix, des productions… Je pense que j’ai un univers un peu particulier. On aime beaucoup mettre les gens dans une case, mais c’est difficile je pense, de me mettre un peu dans une case.”
Media Selecta Bisso : “Tu es lauréat de quelques prix, notamment le Tremplin Top Music Live, Riffx Party Printemps de Bourges. As-tu d’autres objectifs dans ce sens-là ?”
DJ Drozo : “Je vais essayer de continuer de pousser sur les festivals, la tournée des festivals. Cet été, il y aura des choses qui vont arriver ! [large sourire]. Je me porte pas l’œil, je vous laisse la surprise. Je le dirai au moment présent. L’objectif c’est donc de continuer dans les festivals, de jouer et de faire de plus en plus de scènes et d’augmenter, on va dire.
J’ai commencé la musique dans un but d’être international, de partir directement à l’international. C’est pas que je m’en fiche de toucher la France, mais, je sais que si je touche pas la France forcément, mon but c’est de toucher ailleurs. Parce que je sais que si je touche ailleurs, ça va forcément retomber en France. C’est dur, c’est du travail, mais c’est le but !”
Media Selecta Bisso : “Aujourd’hui, tu es Dj résident au DT (boîte de nuit Downtown à Toulouse), tu as une bonne équipe toulousaine. Tu nous en parler ? et de ton lien avec TPZ ?”
DJ Drozo : “A la base, TPZ, je l’ai rencontré par le biais de mon ancienne manageuse/bookeuse. Et avant même qu’on commence à travailler ensemble, on était beaucoup potes, on avait une relation amicale, qu’on a toujours d’ailleurs. Avant de commencer à travailler ensemble, un été, il était tout le temps chez moi. On jouait à la Play, je gagnais souvent, il gagnait tout le temps, je peux pas le cacher [rires].
Par la suite, comme moi je me débrouillais, je me gérais un peu tout seul, il s’est dit : ‘Pourquoi pas me mettre un petit peu à ton booking’. Et proposer aussi diverses stratégies, dans le contenu marketing ou pour les vidéos, comme c’est un peu son métier les réseaux.”
Media Selecta Bisso : “Toi, l’enfant de Guyane, tu es bien entouré alors à Toulouse. Tu t’y sens bien ?”
DJ Drozo : “A Toulouse, je m’y sens plutôt bien. Mon objectif, c’est, on va dire, celui que je me fixe, la ‘vie de rêve’, entre guillemets : c’est d’être en déplacement à chaque fois. J’ai mon pied à terre sur Toulouse, en vrai j’aime beaucoup la ville, le coin est vraiment sympa. Mais, par exemple, lundi/mardi ici et de mercredi à dimanche : je suis en déplacement. C’est un peu l’objectif on va dire. Mais je me sens bien à Toulouse.
En fait, avant de passer au DT, j’ai commencé dans un petit bar. C’est Kevin, de ‘I Love My Drink’, qui m’a fait mixer ma première date sur Toulouse, au bar à crêpes qu’il avait le Dooble. Après, ainsi de suite, au culot, j’y suis allé, j’ai demandé. C’est Super Akel, un Dj, bon maintenant il fait des prestations privées, des mariages, mais c’est lui qui m’a aussi aiguillé, affuté, pour affronter ce monde, ce milieu là des clubs.”
Media Selecta Bisso : “Est-ce que tu as l’occasion de retourner en Guyane ?”
DJ Drozo : “Oui, oui, Guyane, Guadeloupe, Martinique, dès que je peux, j’y retourne. J’essaie au moins d’y retourner au moins une fois par an. Si je peux, deux fois, parce que bon, les parents aiment bien quand même revoir leur enfant !”
Media Selecta Bisso : “Est-ce que tu joues aussi quand tu es au pays, ou tu es en mode chill ?”
DJ Drozo : “C’est plus chill, j’ai pas encore l’opportunité de jouer là-bas, mais je me connecte au fur et à mesure avec des gars. Je rencontre plusieurs organisateurs qui font des trucs. J’ai eu la chance de jouer en Martinique. J’étais rentré en Martinique, vu que ma mère est martiniquaise, et j’ai eu la chance de jouer dans un club en Martinique.
Dès qu’il y a une opportunité qui se présente, j’y vais !”
Media Selecta Bisso : “Tu es venu à Toulouse à la base pour tes études. Tu te destinais à quoi avant de t’investir à 100% à la musique ?”
DJ Drozo : “A la base, je comptais partir dans le bâtiment. Je voulais être architecte ou travailler dans le bâtiment. J’ai fait un DUT et une licence en génie civil. Et depuis que je me suis essayer sur le controller de mon pote, c’est parti, j’ai commencé la musique. Je me suis dit ‘Faut tenter, c’est maintenant ou jamais !’
Media Selecta Bisso : “Donc tu t’éclates, mais tu as aussi un bagage en main”
DJ Drozo : “Oui c’est ça. Mais j’ai aussi un travail à côté. Ca paye les factures, les factures fixes. Le reste, ça me permet aussi d’investir sur mon image, mon atmosphère, mes sons, les productions… parce que ça a un coût ! Un petit coût quand même.”
Media Selecta Bisso : “Tu es aidé ou c’est toi qui gères seul ce genre de dépenses/investissements ?”
DJ Drozo : “C’est moi tout seul. J’essaie de m’entourer de personnes qui peuvent m’aider à bien mettre en place le budget, des améliorations pour plus tard. Pour voir si c’est plus intéressant de changer de statut et pour déduire aussi sur les impôts ! [rires] C’est la période en plus.”
Media Selecta Bisso : “En revenant sur la musique, quelles sont tes actus ?”
DJ Drozo : “J’ai des morceaux qui vont sortir. J’ai un morceau reggaetton qu’on a fait avec un ami à moi producteur : User Prod, d’ailleurs, Shout Out à lui !. Ce morceau reggaetton s’appellera ‘Contigo’ (écoutable ICI) et il y a d’autres morceaux qui vont arriver. On a terminé un morceau bailé house, on va dire, un mélange de bailé funk et house. On a encore quelques autorisations à avoir, mais qui devraient sortir prochainement. Il y a aussi d’autres morceaux qui sont enregistrés avec d’autres artistes. Je leur ai envoyé et j’attends qu’ils posent leur partie. Je pense qu’ils vont sortir avant l’été. Je pense qu’il y aura 5 sons, je pense, qui vont sortir avant l’été.”
Media Selecta Bisso : “On peut te trouver au DT les vendredis et samedis?”
DJ Drozo : “ça dépend, ça varie”
Media Selecta Bisso : “As-tu des prévisions de festivals cet éte ?”
DJ Drozo : “Peut-être, c’est pas encore sûr, mais peut être”.
Media Selecta Bisso : “La dernière question, c’est toujours une question hors-sujet. Donc ton surnom Drozo… Drozo le Dozo ?”
DJ Drozo : “[Rires] Aaahh Clic ! K double A ! Ben, en fait, Drozo, c’est un private joke avec mes amis que j’avais. Quand on était au lycée, on était fous, on était jeunes, on faisait un peu n’importe quoi, on était vraiment bêtes ! J’avais des amis qui avaient étudié les mouches, les drosophiles, les trucs comme ça, comme ils étaient en SVT. Moi, j’étais en génie civil. C’était l’époque des rappeurs Soundcloud, en 2017, où il y avait Lil Pump, Lil Dark, Lil TJ… Et moi, m’appelant Lilian de base, je mettais “Lil” partout. Par exemple : ‘T’as besoin d’un mécanicien, appelle Lil Mécano ! Lil Médecin ect… Et depuis qu’ils avaient étudié ça en SVT, ils l’ont transformé en Lil Droso, Lil Drosophile et pour plus stylé : Lil Drozo avec un ‘Z’. Je me suis nommé comme ça sur Insta pour la blague, et depuis j’ai gardé ça. Dès que je me suis lancé, je suis parti sur ça.”
Media Selecta Bisso : “Un dernier mot ?”
DJ Drozo : “Welcome to DrozoAirline ! It’s your boy Drozo pour te servir, pour Bisso avec plaisir ! N’hésitez pas à follow @dj_drozo sur Insta ! »
À travers cet échange sincère, DJ DROZO dévoile un univers musical riche, entre influences afro-caribéennes, urbaines et électroniques (à découvrir ICI). Originaire de Guyane et porté par ses racines antillaises, il construit son ascension depuis Toulouse avec authenticité, créativité et ambition.
Derrière les platines, l’artiste transforme chaque set en véritable expérience immersive, tout en affirmant une identité unique. Entre distinctions, remixes viraux, nouvelles productions et objectifs internationaux, DJ DROZO s’impose comme une figure montante incontournable de la scène afro-urbaine. Ne loupez pas le décollage de la DrozoAirline !



