La superstar A’ja Wilson entre un peu plus dans l’histoire. La pivot des Las Vegas Aces a paraphé une prolongation « supermax » de trois ans estimée à 5 millions de dollars, devenant la joueuse la mieux rémunérée de la WNBA. Un contrat symbolique, à la fois reflet de son immense domination sportive et du tournant économique que connaît la ligue.
Négocié par Klutch Sports Group, cet accord entièrement garanti représenterait environ 20 % du salary cap de la franchise, désormais porté à 7 millions de dollars pour la saison 2026 grâce au nouveau cadre collectif. Une évolution majeure qui traduit la montée en puissance du basket féminin, tant sur le plan médiatique que commercial.
À 29 ans, Wilson sort d’une saison 2025 exceptionnelle, l’une des plus complètes de l’histoire du championnat. MVP, meilleure scoreuse, Défenseure de l’année et MVP des Finals la même année : une performance rarissime qui a permis à Las Vegas de décrocher un troisième titre en quatre saisons. Véritable leader, elle incarne le projet des Aces, comme l’a souligné la présidente et general manager Nikki Fargas, qui la décrit comme une joueuse « unique en son genre ».
Cette prolongation permet aussi de préserver l’ossature d’une équipe dominante, avec le maintien de près de 90 % de la production offensive. Autour de Wilson, le backcourt reste l’un des plus redoutables de la ligue avec Jackie Young, Chelsea Gray et la recrue de prestige Jewell Loyd. Une stabilité stratégique pour viser une nouvelle bague.
Dans le même temps, la franchise continue d’innover en ajoutant du talent à fort potentiel. La meneuse Chennedy Carter, joueuse aussi explosive que controversée, rejoint le camp d’entraînement. Ancienne 4ème choix de draft, elle affiche des moyennes solides en carrière et pourrait devenir une arme offensive supplémentaire si elle trouve sa place dans le collectif.
Enfin, ce contrat record positionne Wilson au sommet de la hiérarchie salariale, aux côtés de Kelsey Mitchell, autre joueuse sous statut supermax. Une reconnaissance tardive pour celle qui avait auparavant consenti des sacrifices financiers afin de bâtir une équipe compétitive.
Avec cette signature, les Las Vegas Aces sécurisent leur superstar et envoient un message clair à la ligue. La dynastie est loin d’être terminée.



