Nike continue d’explorer les possibilités offertes par l’impression 3D. Après la Air Max 1000 et ses différentes évolutions, la marque poursuit ses expérimentations à travers AirWorks, un programme donnant à huit jeunes designers l’occasion d’imaginer leur propre vision de la sneaker du futur.
Le designer basé à Pékin Marc Su dévoile aujourd’hui le résultat de son travail : la Nike Air Max Link, une silhouette futuriste qui mélange impression 3D, références aux archives Nike et nouvelles façons d’intégrer la technologie Air.
UN « LIEN » ENTRE PÉKIN, LA COMMUNAUTÉ ET LE FUTUR
Marc Su décrit son projet comme un « link from Beijing for community to our Future », autrement dit un lien créé depuis Pékin entre la communauté et le futur.
Si la forme générale de la Air Max Link peut rappeler celle de la Air Max 1000, le designer ne se contente pas d’en proposer une variation.
Son approche mélange plusieurs périodes du design Nike, avec une construction qui semble puiser simultanément dans les expérimentations Air Max et dans certaines créations plus radicales de la marque.
DES RÉFÉRENCES À L’AIR MAX PLUS IV ET À L’ALPHA PROJECT
L’un des éléments les plus marquants se trouve au niveau de la semelle intermédiaire. Celle-ci remonte progressivement vers le talon pour former une structure synthétique superposée qui rappelle certains systèmes de maintien utilisés sur la Air Max Plus IV.
La chaussure multiplie également les découpes autour de l’ouverture du pied, les éléments fluides reliant le col à l’avant et différentes extensions triangulaires.
Des détails qui évoquent l’esprit expérimental de l’Alpha Project, période durant laquelle Nike explorait des constructions particulièrement avant-gardistes.
DEUX UNITÉS AIR INTÉGRÉES À L’AVANT
La technologie Air reste naturellement au centre du projet.
Marc Su intègre deux unités Air directement dans la partie avant de la chaussure, visibles au cœur de la structure imprimée en 3D.
Cette intégration permet à la Air Max Link de respecter l’objectif du programme AirWorks : utiliser les nouvelles méthodes de fabrication pour repenser non seulement l’apparence d’une Air Max, mais également la manière dont ses technologies peuvent être incorporées à sa construction.
AIRWORKS COMME LABORATOIRE CRÉATIF
La Air Max Link s’inscrit dans une série de projets développés par les jeunes designers sélectionnés pour AirWorks.
Quelques mois auparavant, une autre silhouette imaginée par Motoi Hatsuki, avec une construction évoquant notamment la Tailwind, avait déjà permis d’apercevoir une autre direction possible du programme.
À travers ces expérimentations, Nike semble utiliser l’impression 3D comme un véritable laboratoire permettant de revisiter plusieurs décennies de design tout en explorant de nouvelles architectures.
UNE PRODUCTION TRÈS LIMITÉE AVANT AIR MAX DAY 2027 ?
À ce stade, la Nike Air Max Link n’est pas annoncée comme une sortie commerciale classique.
Une production très limitée destinée au cercle Friends & Family est attendue à l’approche du Air Max Day 2027, suivant une logique similaire aux autres projets présentés dans le cadre d’AirWorks.
En revanche, aucune information ne permet encore de confirmer une commercialisation auprès du grand public.
Avec la Air Max Link, Marc Su propose ainsi une vision où archives Nike, technologie Air et impression 3D se rencontrent, transformant AirWorks en terrain d’expérimentation pour imaginer ce que pourrait devenir la famille Air Max dans les années à venir.



