Depuis quelque temps déjà, nous avions repéré le jeune rappeur toulousain SAMIR FLYNN. Cet artiste talentueux – autant émouvant qu’énergique – a été sacré vainqueur du Buzz Booster 2023 et a sorti 2 EP et 2 albums depuis 2022, dont le dernier intitulé « Already Dead ! » (écoutable ICI). Homme de terrain, Samir s’est également produit sur plusieurs scènes, notamment au Bikini lors de l’édition 2024 du » Week-end des Curiosités » et sur l’espace ‘Saint-Pierre’ dans le cadre du dernier « Rose Festival ». Ce rappeur aux multiples influences sera prochainement en concert dans la fameuse salle parisienne La Boule Noire, le 27 juin prochain (places à 18€ dispos ICI).
Entre la sortie récente de son nouvel album et sa date de concert qui approche dans la capitale parisienne, nous avions envie de partager un moment avec Samir Flynn, d’en apprendre davantage sur lui, son art et son parcours.
Grâce à Valentin, attaché de presse et fondateur du média Valliue, nous avons pu nous retrouver avec Samir Flynn dans le bel espace du Social Hub pour une interview plutôt chill !
Média Bisso : « Salut Samir, merci de nous accorder de ton temps et merci au Social Hub de nous accueillir pour permettre cette petite interview. 1ère question : Tu aimes les mots et nous aussi, alors déjà, pourquoi avoir choisi le mot « Flynn » en pseudo ? »
Samir Flynn : Eh ben il se trouve que ce n’est pas mon pseudo, c’est mon nom de famille. C’est mon père qui s’appelle Michael Flynn, c’est un irlandais, il est né dans le comté de Wicklow, juste à côté de Dublin, à Greystones. C’est une petite ville que je conseille à n’importe qui pour découvrir l’Irlande, la « vraie » Irlande, j’ai envie de dire. Donc du coup, je suis irlandais. Et Samir, c’est tunisien. J’ai gardé ça.
Comté de Wicklow
J’ai une histoire que j’aime bien raconter. C’est mon cousin Bilel, je marchais avec lui à Paris et je lui apprends que je fais du rap, je lui fais quelques freestyles, et je lui dis ‘Je vais m’appeler RimSa’, il me dit ‘c’est Nul’. RimSa, c’est Samir à l’envers tu vois. Moi j’étais en mode ‘RimSa’, ‘RimSale’. Il me dit que c’est nul de ouf mais que par contre, Samir Flynn, c’est stylé. Il m’a dit : ‘Y’a des gens qui changeraient leur nom pour avoir le tien, donc en vrai, garde-le’. Je crois qu’il avait raison, du coup j’ai gardé ça. Derrière, avec plus de réflexions, j’aime bien l’idée d’être totalement vrai, transparent, ma musique c’est ma vie, c’est mes expériences, Samir Flynn, ma carte d’identité quoi.
Média Bisso : « Quand j’ai cherché les ‘Flynn’ sur internet qui auraient pu t’inspirer, j’ai trouvé Errol Flynn, le Robin des Bois de 1938 et le film de 2012 ‘Mr Flynn’ avec Robert De Niro qui traite d’un homme devenu SDF et poète autoproclamé »
Samir Flynn : Errol, l’acteur préféré de mon grand-père ! Aussi, je pense notamment parce qu’il s’appelait Flynn. Pour « Mr Flynn », je dois avoir ce film dans mes bases. Non incroyable ! je vais regarder ce film, avec De Niro en poète ! Mais non, j’étais là avant (rires).
Errol Flynn dans Robin des Bois Robert De Niro dans Mr. Flynn
Média Bisso : « Tes débuts dans la musique se sont faits derrière une batterie, comment es-tu arrivé derrière un micro ? »
Samir Flynn : Tout à fait. Il se trouve que derrière la batterie, il m’arrivait d’avoir le micro. C’était avec un groupe de reprise de collège qui massacre des classiques. Eh ben, j’ai massacré plein de classiques avec eux. Et je faisais les chœurs, les chœurs aigus avec eux. Donc déjà, j’ai commencé à chanter. Puis, un jour, un autre groupe de reprises comme ça, a eu son chanteur malade ou du moins, il y avait un problème du genre. Ils faisaient 3 reprises dans une MJC, c’était un soir où il ne fallait pas rater ça ! Du coup, ils m’ont dit : ‘est-ce que tu veux le remplacer ?’. Je connais les paroles comme c’étaient des morceaux que je connaissais, notamment l’un de Green Day, comme j’étais fan de groupe un peu Garage Rock, Garage Band. C’était la 1ère fois que je suis monté sur scène en tant que chanteur, interprète, derrière le micro. Déjà, je pense, que j’avais un goût du chant et de l’interprétation vocale et par la suite, le rap quoi. Lorsque je me suis mis à faire du rap, c’est là que je n’ai plus arrêté derrière le micro, j’ai voulu prendre la parole. C’est l’art de prendre la parole. De revendiquer, c’est une revendication naturelle. Il n’y a même pas besoin que le contenu soit une revendication : le simple fait de rapper est une revendication. Une revendication à exister et à faire exister aussi. Pour moi, c’est venu d’un besoin de m’exprimer. Lorsque j’ai découvert l’écriture, je me suis rendu compte que j’avais le droit de dire ce qui se passe en moi, sans forcément que ce soit dans le cadre d’une discussion ou autre. Que je puisse créer quoi, tout simplement, et créer avec la parole, pour moi, c’est ça le truc. Donc, il y a la dimension écrite : le langage, et il y a aussi le côté oral quoi.
Green Day
Média Bisso : « Depuis quand es-tu dans la musique, très jeune donc ? »
Samir Flynn : La batterie, j’étais en 6ème, je pense que j’avais 11 ans, et derrière le micro, ça s’est fait peu à peu, entre du coup mes 14 et 17 ans.
Média Bisso : « Tu as eu une enfance bercée par la musique. Tu as toujours aimé la musique ? »
Samir Flynn : Oui, franchement, je pense que c’était plus comme un hobbie qu’une passion jusqu’à mes 18/19 ans. C’est à dire que je le prenais pas forcément ultra sérieusement. C’était plus une partie de moi, mais tu vois comme on peut jouer au basket ou quoi. Et puis après, il y a un moment où c’est devenu quelque chose de puissant. Mais ‘bercé’ ouais, c’est le bon mot, ça a toujours été omniprésent.
Média Bisso : « La musique représente quoi pour toi aujourd’hui ? »
Samir Flynn : De manière très 1er degré, déjà ça représente une source de revenus, ça représente un moteur : tous les jours je me réveille, je suis un peu moins dépressif parce que j’ai ça. Je me bouge un peu plus les fesses parce que j’ai ça. Donc, forcément, ça représente aussi une passion et hobbie comme je disais avant. C’est le côté plaisir. Je prends beaucoup de plaisir, j’ai beaucoup de chance. ça représente une échappatoire, si tu combines tout ça. Une échappatoire dans un monde où ce qu’on promet ce n’est pas forcément vivre de ce qu’on aime, et là, en attendant, tranquillement, j’y arrive quoi. Donc, c’est un peu un rêve en vrai la musique. C’est quand même beaucoup de bonnes choses ces derniers temps dans ma vie. Et c’est aussi beaucoup de pressions, à certains moments et autres. Je sais pas si c’est vraiment la faute à la musique ou plus la faute d’un monde capitaliste qui nous pousse à réussir à tout prix tu vois, j’ai l’impression que peu importe le métier que j’aurai fait, j’aurai eu cette pression. Mais ouais, la musique c’est beaucoup de bonnes choses, je dirais que c’est ma béquille quoi. Je dois beaucoup à ça. Je me dis qu’heureusement qu’à un moment j’ai touché à une batterie, je me suis mis à rapper et que j’ai aimé ça, parce que sinon, je me demande ce que je ferais là quoi. Je kiffe. En plus, je pense que j’ai vraiment une nature assez fragile, je pense être assez sensible et j’avais besoin d’une bouée, et ça [la musique] a été ma bouée. J’ai mis beaucoup dans la musique.
Média Bisso : « Par rapport à la musique et aux sons que tu as sorti et que tu sors actuellement, tu as plusieurs influences. ça peut aller de Balavoine à Freeze Corleone. Est-ce que tes influences sont évolutives ou tu as plutôt des influences bien marquées, peut être aussi du côté de ton papa irlandais ? »
Samir Flynn : Ben ouais forcément, ça changera toujours, mais il y a des trucs qui restent. Par exemple, tous les sons qu’ont pu me faire écouter mes parents, c’est sûr, c’est une certaine base. Derrière aussi, moi, je marche facilement aux coups de cœur et à l’obsession, donc il y a tous les jours des artistes qui peuvent m’influencer et j’ai l’impression de changer le cours de ce que je vais vouloir faire. Je suis assez perméable en vrai.
Daniel Balavoine Freeze Corleone
Média Bisso : « Justement, c’est ce qui se ressent dans ton dernier album [Already dead !]. On était à l’écoute de ce nouveau projet : c’est un album très riche, des prods très variées, que tu as fait donc en collaboration avec Malo, « La Tête » »
Samir Flynn : Oui, c’est ce truc de perméabilité tu vois, de le faire en collab avec Malo, avec La Tête, my boy ! mon gars Malo ! Merci pour cet album mon frère. C’est vraiment du 50/50. Ce n’est pas un album où j’ai été plus à la direction artistique que lui, où j’ai eu plus de choix. ça a été vraiment à 2 quoi, collaboratif et même d’ailleurs lui : les prods, c’était vraiment son domaine et là où il avait le plus de pouvoir entre guillemets, et moi les textes. On s’est beaucoup fait confiance, on s’est beaucoup délégués, tu vois. Moi, sur ma musique, ça va avec ce truc d’influence : je suis très ouvert à l’influence, très ouvert à la collaboration, je suis très ouvert quoi. J’ai pas vraiment envie de m’enfermer dans un style un peu précis. J’ai plus envie que ce soit le propos qui reste cohérent et qui lie le tout, plus que la forme. J’aime bien explorer quoi.
Malo, la Tête (photo : @rastagraphe_974)
Il y a des artistes qui font ça, d’ailleurs, très bien. Par exemple, tu citais Freeze Corleone. C’est un artiste qui a vraiment un crédo, un type de prods, des fois il va un peu changer mais tu vois, il va développer quelque chose de très précis. Moi, c’est pas vraiment ça que je tiens à faire. Je tiens à développer une patte et un style, ça c’est sûr, mais plutôt à travers une diversité. Tu vois, un artiste que je porte en grande admiration, c’est Tyler, The Creator. Tu vois à quel point il se permet, j’aimerais bien, dans ma musique, pouvoir avoir cette liberté. Liberté de pouvoir chanter, rapper, parler, crier et que ça reste quand même ma musique. Moi, c’est plus vers là que je vais, je pense.
Tyler, The Creator
Média Bisso : « Pour revenir sur Malo, ta relation avec lui a commencé comment ? »
Samir Flynn : Comme une amitié. On a commencé à faire de la musique 6/7 mois après s’être connus, donc pas longtemps après s’être connus. Mais, en gros, je l’ai rencontré à l’anniversaire d’un pote. On est rentré en voiture ensemble. En s’arrêtant, on s’est dit ‘est-ce qu’on se ferait pas un petit challenge de transformation physique ?’. Il a dit : vas-y ok on va faire ça. Du coup, on s’est dit ‘dans un an, faut qu’on soit super musclé’. Et un an après, on avait commencé à faire un album et on était pas du tout musclé. Mais Malo savait faire un salto. Je sais pas s’il savait déjà faire un salto en début d’année mais en tous cas, il avait appris à faire un salto entre-temps. Tu vois, comme quoi, il y a des choses comme ça. Et, on est quand même allé à la salle de manière très régulière pendant 3 mois, il y a un moment où j’arrivais à faire pas mal de pompes de manière assez détendue, c’est tout à fait parti depuis. Mais, j’ai travaillé le chant à la place, comme quoi c’est trop cool.
Média Bisso : (rires) « Belle anecdote ! Tu as travaillé d’autres muscles qui se sont développés à la place quoi. »
Samir Flynn : Ouais, c’est tout à fait ça ! et c’est comme ça que ça s’est passé avec Malo. En fait, Malo, c’est avant tout un méga coup de coeur humain. C’est quelqu’un qui me fait énormément rire, qui me fait écouter des morceaux de fou, qui est ultra détente. En fait, il y a plein de choses où je pense on n’a pas eu du tout la même construction en tant qu’enfant, où je pense que je me suis un peu construit dans le trauma et l’adversité là où lui s’est construit dans plus de plaisir et de légèreté, et quelque part, on a, tous les deux, beaucoup à s’apprendre et s’apporter de par ça. C’est ce qui donne ce projet [Already Dead !] que je trouve autant solaire que pluvieux.
Malo et Samir Flynn (photos : @rastagraphe_974)
Média Bisso : « En studio, tu es plutôt posé, calme, cool, alors que sur scène tu es hyper énergique et démonstratif. Les 2 se complètent ? »
Samir Flynn : En fait sur scène, c’est le moment où je le vis, où je le traverse, où je me fais plaisir. Plus je me fais plaisir, plus les gens captent cette énergie-là. C’est le moment où je lâche prise. Le studio, j’ai quand même quelque chose de beaucoup plus précis. Je sais pas si c’est une réflexion mais j’ai besoin d’être dans une immersion. La scène, tu peux déborder, tu peux un peu surjouer quoi. En gros, tu peux cracher un texte alors qu’en studio, tu vas aller chercher une émotion plus précise. J’ai plus besoin d’être dans ma bulle en studio, et de vraiment me connecter à moi, là où sur scène je me connecte aux autres, au moment. Je fais jamais 2 fois le morceau de la même manière, là où on studio, je cherche sa forme finale, tu vois. Même si en studio, je m’énerve ou je me lâche un peu, ce sera toujours plus maîtrisé que sur scène. Plus maîtrisé dans le sens plus ‘contenu’. Les 2 [le studio et la scène], j’y trouve la folie. Maintenant, mon vrai rêve dans la vie, je pense que c’est de faire une tournée. J’adore l’idée de partir en studio 2 semaines, et c’est un truc que je fais d’ailleurs très souvent, mais mon goal absolu serait de faire une tournée. Je pense que ce qui m’amuse le plus au monde, c’est la scène.
Média Bisso : « Dans tes chansons, tu abordes des sujets personnels, introspectifs, des opinions politiques aussi. Est-ce que tu as envie de partager un vrai message, une globalité, ou juste tu exprimes un sujet parce que tu as besoin de le sortir à ce moment-là ? »
Samir Flynn : C’est un peu des deux, je pense. Evidemment, j’ai besoin de le sortir et évidemment, j’ai envie de l’exprimer, toucher le plus possible de gens, et j’ai plein d’autres motivations, comme par exemple faire de l’argent avec. Il y a plein de facteurs qui m’amènent à vouloir faire ça. Et c’est sur que pour moi, c’est les 2, c’est pas du tout contradictoire, quoi. On pourrait les opposer. Même moi, ça m’est arrivé de les opposer, de me dire : soit je le fais pour moi et avant tout pour moi, soit je le fais pour les autres. En fait, ça peut tout à fait être les 2 en même temps. C’est même en l’assumant, je pense, qu’on a le geste plus ferme.
Média Bisso : « Ta voix porte des messages. Là je vois que tu as un beau sweat ‘Gaza’ sur toi, est-ce que tu aimerais faire partie d’une association ? »
Samir Flynn : Je suis déjà un peu investi. Je fais souvent des manifs avec ‘Urgence Palestine‘ à Marseille. J’aimerais bien me rapprocher de plus d’assos. Il y a une asso avec laquelle on a sorti une mixtape qui s’appelle ‘Nouvel Art’, la mixtape s’appelle ‘Cœur’ pour justement une famille de Gazaouis. Je fais des initiatives un peu comme ça, par-ci, par-là. J’aimerais, c’est sur, peut être à un moment de me rapprocher de, je pense à ‘Révolution Permanente’, afin même peut être militer et aider sur des trucs un peu plus locaux, genre les prochaines municipales pour le candidat de ‘La France Insoumise’. Je me dis, si je peux participer pourquoi pas, mais il faut que ce soit toujours cohérent et que ça parle vraiment à mes valeurs et mes principes. Du moment où je peux aider, j’ai envie de lutter, de mettre la main à la pâte, c’est sûr, à fond, totalement. Bon, en vrai, j’ai aussi un énorme sentiment d’impuissance et d’inutilité, et pour combattre ça, ben j’ai aussi envie de combattre.
Samir Flynn lors de l’interview en hoodie ‘Gaza’ par ‘Gaza For Humanity’
Média Bisso : « Une question un peu plus légère, la question ‘hors-sujet’ de fin d’interview : Tu as un style à part, avec des petits cheveux bouclés, ton petit pantacourt, tes Salomon. Est-ce que tu aimes bien la mode, un domaine que tu aimerais développer ? »
Samir Flynn : Ah non c’est pas un pantacourt, c’est juste que mon pantalon est mal mis. Je ne porte pas de pantacourts, c’est important de le dire à la caméra. Elle a voulu me faire, me piéger, mais je n’ai pas de pantacourts !
Média Bisso : (rires) « Ah mais de là je vois un pantacourt. Je dis ce que je vois ! Ah ça y est c’est bon ton pantalon est redevenu regular ! »
Samir Flynn : Ouais regular ! Même un peu baggy mais pas non plus baggy baggy. Enfin bref, je vais pas me justifier de mon style, tu m’as piégé en fait ! (rires).
Lorsque j’étais plus petit, j’aimais vraiment ça [la mode]. J’avais des potos qui avaient une mode, donc on s’était mis dans ça. Franchement aujourd’hui, ce que je cherche à faire, c’est plus de porter mes valeurs. Je porte énormément mes valeurs. Les seuls vêtements neufs que j’achète, c’est des vêtements où ils reversent leurs bénéfices à la Palestine. Du coup, je vous conseille cette marque ‘Gaza For Humanity‘ et ‘Enfan de Palestine‘, ‘enfan’ sans T pour justement montrer cette naïveté chez les enfants, la faute de frappe. C’est des gens qui font un boulot incroyable et donc, du coup, je me sape chez eux, sinon en fripe.
Franchement, j’essaie juste d’avoir un style que je trouve cool, classique, mais j’essaie de ne plus tellement vivre à travers mes vêtements. Je trouve que ça peut aussi mettre aussi une barrière avec les autres. Il y a certaines soirées où je vais faire ça, mais je me noie plus trop dans ça. Mais attention, je comprendrai quelqu’un dont c’est la passion, mais moi, il y a un moment où ça m’a aidé mentalement de ne plus trop m’en faire pour mon style, tout en mettant des vêtements que j’aime.
Média Bisso : « Comme tu parlais de Tyler, The Creator, tout à l’heure, lui, c’est vraiment un artiste complet avec un sacré style »
Samir Flynn : Ouais, pour le coup, justement, je pense que je suis à des kilomètres de lui, parce que lui je pense qu’il est vraiment passionné. Moi, je suis à mille lieux de vouloir faire une marque, ou dessiner des sapes. Je suis très content lorsque je porte quelque chose qui me représente, en plus il y a un message clair [le sweat Gaza], je suis très bien comme ça. Peut-être tu vois, pour l’album, on a porté des costumes, on a pensé une D.A dans les tenues et ça m’a fait kiffer, mais dans le cadre de l’art comme ça, c’est très bien. Dans ma vie de tous les jours : pantalons larges, hoodies, t-shirts larges, et voilà. Mais quand même on a certains trucs : no pantacourt, no sandalettes, on a ce genre de choses !
Média Bisso : « Pour finir, quelles sont tes actus, as-tu des concerts à venir ? »
Samir Flynn : Bien sûr, j’ai la Boule Noire, le 27 juin, ça va être légendaire. La Boule Noire, ça va être le moment de votre vie, prenez vous places. Vous êtes à Toulouse, venez à Paris. Vous êtes à Lyon, venez à Paris. Marseille, c’est pareil, je m’en fous, venez à La Boule Noire, ça va être magnifique. Et après ça, je pense qu’on va pas monter sur scène pendant un petit moment. Moi, je prépare déjà la suite et plein d’autres projets, et vive la vie, et Inch’Allah, on va justement peut-être un jour partir en tournée, mais c’est pas encore prévu, prévu, voilà. Mais c’est le goal, life goal, life objective.
Média Bisso : « Un dernier mot ? »
Samir Flynn : Merci Malo, merci le média Selecta Bisso et merci le Social Hub, merci Valentin et merci la vie quoi ! ça fait trop plaisir, j’était content !
Merci à Samir Flynn pour sa disponibilité, sa gentillesse et son humour. On a passé un super moment ! L’interview sera également disponible en podcast prochainement. En attendant, bonne lecture. Let’s go & enjoy !
Crédit photos interview : @boz_picture








